Bessenay, capitale régionale de la cerise est une ville des coteaux du lyonnais, département du Rhône, elle se situe au Nord Ouest de Lyon et bénéficie d’un climat exceptionnel, certaines parcelles de la commune sont aussi appelées « Petit Nice » une exposition plein Sud et protégée des vents d’Ouest, d’Est et du Nord. Bessenay a toujours été un pays essentiellement agricole produisant bétail, vins, céréales et fruits. 

Vers 1800, les producteurs allaient vendre leurs fruits (Cerises, abricots, poires, pommes, noix, châtaignes, etc.) à Lyon au marché sur le quai de l'Archevêché. Vers 1850, Bessenay était aussi producteur de vin. Les vignes occupaient près de 250 hectares. Chaque ferme était équipée pour la vinification (cuves, pressoirs, fûts). Du fait du morcellement des terrains, de l'irrégularité des récoltes, du phylloxera qui détruisit le vignoble et malgré le droit à l'appellation contrôlée, le vignoble Bessenois de nos jours se limite à quelques hectares. 

Vers 1880 les cerises de la région s'expédient déjà vers Paris, via Lyon.

Jusqu'en 1920, les producteurs de la région vont vendre leurs fruits à Lyon avec des chars et des charrettes à chevaux. Ensuite, les véhicules automobiles se généralisent, les fruits sont collectés par des transporteurs et vendus à la commission au marché du quai Saint-Antoine. 

Vers 1938, le marché aux cerises est créé à et la production du " bigarreau " s'est fortement développée. Les producteurs se sont groupés en syndicat pour défendre et faire mieux connaître leur produit.

Bessenay en latin Bessenacus vient certainement du celte = bosch (bois) et nay (habitation ou pays).

Le village est situé au milieu de la vallée de la Brévenne qui coule à l'Ouest du Sud au Nord sur la rive gauche, donc avec une très bonne exposition. Nous sommes seulement à 30 km de Lyon. La vallée est la voie la plus utilisée pour relier Lyon avec le centre du pays, le Massif Central, puis l'océan (la voie romaine dite voie d'aquitaine venant de Feurs passait par la Giraudière, Courzieu, Malleval, St Bonnet le Froid et replongeait sur Lyon).

L'origine du pays remonte à la nuit des temps. Nid des celtes ou des romains qui occupaient la région, il ne reste de vestiges (il y a un dolmen à St- Bonnet-le-Froid auprès duquel les légions romaines érigèrent un autel dédié à Mercure). Un aqueduc souterrain recueillait les eaux de la haute vallée et les emmenait au camp romain de Tassin. 

Après, les romains, les Burgondes occupèrent la région, puis les Sarrazins vers 731 ravagèrent la vallée de la Brévenne et les villages qui la peuplaient. L'Arbresles dut soutenir un siège très dur et on prétend que le château de Chamousset fut un des derniers lieux occupés par les arabes. En 934, notre pays eut à souffrir des ravages causés par les Hongrois qui saccagèrent tout sur leur passage ainsi que les terres de l'Abbaye de Savigny dont dépendait la paroisse de Bessenay.

En date du 6 mai 889, le cartuaire de Savigny mentionne le village de Bessenay et pendant longtemps nous dépendrons de cette Abbaye. A cette même époque, Bessenay fut aussi le chef lieu d'une justice seigneuriale dont le seigneur résidait au château du Mas.

Jusqu'à la révolution, Bessenay fit partie de l'archiprêtrie de Courzieu. La révolution amena la suppression de la justice seigneuriale et Bessenay devint commune. Le notaire Antoine Berger y fut le premier maire en 1790. Cette année-là, Bessenay devint même canton avec les communes de Brullioles, Brussieu, Montrottier, St Julien sur Bibost, Longessaigne et Villechenève. En 1801, le canton fut supprimé et ces communes furent rattachées aux cantons de St-Laurent-de-Chamousset et de L'Arbresle.

© photographies de la Mairie de Bessenay

 


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